Session 2023 : Violences, symptôme ou système ?

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Violences, symptôme ou système ? Nommer, affronter, dépasser.

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Il y a les violences que l’on voit, celles qu’on nous montre, comme « l’insécurité » des quartiers dits sensibles, la guerre aux portes de l’Europe, et celles qui jaillissent dans un cri qu’il nous faut entendre, comme le mouvement Me too qui a rendu visible des crimes sexuels si longtemps passés sous silence. Il y a les violences invisibles, celles que l’on ne veut pas voir, dont les récits peinent à trouver un écho.

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À l’écoute de témoignages et avec l’appui de chercheur·e·s et d’acteur·rice·s de terrain, nous travaillerons à nommer ces violences et à rendre visible ce qui les sous-tend.

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Il s’agira d’explorer ensemble comment retrouver du pouvoir d’agir individuel et collectif pour affronter ces violences et les dépasser sans abandonner la lutte, au service de la justice et du vivre ensemble.

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Informations pratiques et inscriptions

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La session aura lieu du lundi 30 janvier 14h au jeudi 2 février 13h. Elle se déroulera dans les locaux du Centre Sèvres, 35 bis rue de Sèvres, 75006 Paris (métro Sèvres-Babylone).

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Accessibilité : Les locaux du Centre Sèvres sont accessibles de plain-pied et un ascenseur homologué permet d’accéder aux étages.

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Tarifs individuels :

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  • 180 € plein tarif
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  • 35 € tarif réduit (étudiant·e, chômeur·se)
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  • 60 € tarif réduit (- de 30 ans)
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  • 210 € tarif de solidarité (pour permettre des tarifs réduits)
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  • 34 € pour une demi journée
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Tarifs pour la formation professionnelle :

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  • 450 € pour les organisations partenaires de la session
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  • 600 € pour les autres organisations
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Il est possible de s’inscrire pour des repas (servis dans la Maison des Lazaristes, à deux pas du Centre Sèvres) au tarif de 14 € par repas.

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Objectifs pédagogiques et modalités d’évaluation

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  • Comprendre
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    • Reconnaître et qualifier les situations de violence, directe et indirectes, que vous rencontrez
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    • Être sensible au recueil et à l’écoute de la parole des personnes qui subissent une situation de violence
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    • Mobiliser un cadre d’analyse scientifique (sociologique, anthropologique, etc.) pour analyser une situation de violence donnée
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    • Connaître les fondamentaux de la non-violence
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  • Pour agir
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    • Créer les conditions pour libérer la parole autour d’une situation de violence
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    • Être initié à outils concrets de prévention ou de sortie d’une situation de violence
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    • Développer le pouvoir d’agir des personnes concernées
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    • Expérimenter des méthodes d’intelligence collective au service du dialogue entre différentes parties prenantes
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    • Identifier des relais professionnels ou associatifs compétents pour sortir d’une situation de violence
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L’évaluation de l’atteinte des objectifs par les participantes et participants est possible par des processus d’auto-évaluation individuels et une évaluation collective des participants.

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Programme (sous réserve de confirmation par les intervenants)

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Lundi 30 janvier – Violences : de quoi parle-t-on ?

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14h – Introduction

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14h30 – Ouverture artistique : « Il était une fois la violence »
Par le conte ou le théâtre forum, engager les participant·e·s et les introduire au fil rouge de la session par le récit

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15h45 – Conférence inaugurale : « Vivons-nous une époque violente ? »
Affronter nos violences implique de s’inscrire dans une histoire et de la caractériser. A partir d’une analyse croisée du point de vue de l’histoire et de la sociologie, nous essaierons de comprendre de quelle(s) violence(s) notre époque est porteuse.

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17h30 – Constitution des groupes de travail

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18h – Apéritif convivial

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Mardi 31 janvier – Nommer les violences : du visible à l’invisible

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9h – Accueil des participants et introduction

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9h30 – Témoignages : Mettons-nous à l’écoute
Au-delà d’une analyse à froid, il nous a semblé nécessaire de nous mettre sincèrement à l’écoute de celles et ceux qui ont vécu une situation violente, pour comprendre ce qu’elle engendre en nous. Pour toucher peut-être aussi nos propres violences. Un temps pour entendre, simplement, ces histoires humaines.

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  • Vivre et fuir la guerre – témoignage d’une personne exilée
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  • Le travail, c’est la santé ? – témoignage d’une infirmière
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  • À l’école de la souffrance – témoignage sur le harcèlement en milieu scolaire
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11h45 – Groupe de travail
Réflexions partagées autour des récits entendus

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14h – Etudes de cas dialoguées
En partant de situations concrètes, croisons les regards d’acteur.ice.s impliqués dans des situations de violence pour comprendre les liens invisibles qui les tissent.

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  • Premier cas – Violences policières en quartier populaire : comment sortir de l’impasse ?
    La violence au sein des quartiers dits sensibles est souvent pointée du doigt. En réponse, la répression et l’usage de la violence « légitime » sont elles aussi remises en cause. Tentons alors de susciter la rencontre de ces réalités.
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  • Deuxième cas – Personnes exilées, entre invisibilisation et surexposition
    Pour prétendre à une protection en France, les personnes exilées doivent sans cesse raconter et justifier leur histoire, y compris dans ses dimensions les plus personnelles. Dans le même temps, tout est fait pour que ces personnes s’effacent de l’espace public. Prises dans l’injonction paradoxale du récit de soi et de l’invisibilité, quelle violence vécue et comment y faire face ?
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  • Troisième cas – Quand la violence touche à l’intime : écouter, raconter, taire.
    Face à la révélation de milliers de cas d’abus sexuels sur des mineurs commis par des clercs au sein de l’Eglise catholique, la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise (CIASE) a mis en place une méthodologie inédite d’écoute des victimes. Comment entendre ce qui n’a pu se dire pendant si longtemps ?
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17h30 – Conclusion et reprise de la journée

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20h – Soirée artistique

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Mercredi 1er février – Affronter les violences : comment passer à l’action ?

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9h – Accueil et introduction

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9h30 – Groupe de travail
Exercice de synthèse collective et d’appropriationb des jours précédents

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10h45 – Conférence : Peut-on affronter les violences sans violence ?

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14h – Ateliers au choix – Non-violence, chemin de radicalité ? Défis et initiatives
Des propositions de découvertes et de rencontres autour de chemins de dépassement des violences. Deux ateliers au choix parmi les différentes propositions dont :

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  • Histoire & actualité de la non-violence
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  • Rebâtir le vivre ensemble après un conflit
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  • Tous journalistes ?
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  • La radicalité de la foi au service du combat écologique non-violent
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  • S’initier à la communication non violente (CNV)
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Jeudi 2 février – Dépasser les violences

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9h – Accueil et introduction

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9h30 – Table ronde de clôture : Violence et justice, restaurer un pouvoir d’agir individuel et collectif.

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11h15 – Groupe de travail : relecture
Individuellement puis collectivement, prendre le temps d’ancrer ce qui a été vécu pendant cette session et nommer les chemins d’agir qui se sont ouverts.

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12h – Clôture collective
Partager et célébrer ce qui a été vécu

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Informations sur la formation

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Pas de prérequis nécessaire pour assister à cette session de formation.

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Cette formation est accessibles aux personnes handicapées. En cas de besoin particulier, contacter le référent handicap (Marcel Rémon, directeur du Ceras).

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Méthodes pédagogiques mobilisées :

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  • Conférences, tables-rondes
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  • Travail en groupe : un groupe dédié pour l’ensemble de la session, espace d’échange bienveillant et sécurisant
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  • Rencontre avec des acteurs de terrain
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Fiche descriptive de la formation

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Vision pédagogique et objectifs de formation pour la session

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Voir les indicateurs sur les précédentes formations

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